le devenir en devenant
Le devenir en devenant
J’ai aperçu son autre dans les deux lumières
Murmurant la sensibilité de nos doubles univers
Mais c’est dans un minéral silence
Dans les yeux d’une aigue-marine
Au creux d’une douce insolence.
Dans les couleurs divines, idéales et fine
Que l’on trouve une plaine et son excellence
Sensuelle et sans fuite, des elles et des suites
Je suis un homme
Sans l’être vraiment
Un homme
Aux yeux d’enfant
Je suis un homme
Sans faire semblant
Juste un homme
Le devenir en devenant
Envahis par le sentiment des terres
Tous les royaumes d’une seule Tsarine
N'apaiseront pas les fausses turbulences
Comme le regard ingénu derrière une vitrine
Comme les passions et leurs impertinences
Toutes les saveurs enivrantes de la glycérine
Et ce souvenir que j’ai avec nonchalance
De l’aime et du yin dans mes veines terminent
Je suis un homme
Sans l’être vraiment
Un homme
Aux yeux d’enfant
Je suis un homme
Sans faire semblant
Juste un homme
Le devenir en devenant
Pourvu qu’elles devinent nos imaginaires
Les arts endiablés des plus belles ballerines
Bousculant les pensées et leurs ressemblances
Toutes les lettres et les caprices des doctrines
Pour faire des mots, une connaissance
Il existe une nouvelle aigue-marine
Pour que s’efface ce doux silence
Qui suis je ?
Dément, aimant
Un homme
Un cœur différent
Je suis un homme
Intimement
Femme en dedans




