SCENARYO

les deux quand meme

LES DEUX QUAND MÊME


Y’a comme des mondes en adieu

Des roses immondes dans les yeux


Les je t’aime

Qui ne tiennent qu’un temps

Les je te hais

Qui viennent d’adolescents


Toutes les secondes d’un printemps qui pleuvent derrière une image

Toutes infécondes ces mamans face à l’épreuve prisonnière d’un visage

Eternelle innocence abusée par la passion d’un faux devenir, miroir négligé

Demoiselle en démence crachée c’est la vision d’un trahir, espoir épuisé


Les je t’aime

Aux intonations diluviennes

Les je te hais

Aux raisons comédiennes


Même si j’en crève

Y’aura plus de je t’aime

Même dans mes rêves

Y’aura le relent de ta haine


Sauf que dans la vie les mains se tendent et se rapprochent

Sauf que dans ta vie demain « comprendre » sera proche

Battue, déçue, vaincue la couleur des larmes de tes imprévus

Gamine silencieuse avec sur les mains un cœur par-dessus


Je m’efface

Je m’en vais

Sur mes traces

Tu me hais


Les je t’aime

Quand même

Les je te hais

Imparfaits